Catégorie:Communs de proximité

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Le terme Communs est interprété différemment selon les contextes et les interlocuteurs

NB : le terme commun n'est pas pris ici dans le sens courant du dictionnaire, mais davantage comme une "ressource". Le pluriel permet de faire la distinction.

Le Bien Commmun[modifier]

  • Bien commun : Le bien commun est une notion (théologique, philosophique, juridique et socio-politique) qui désigne l'idée d'un bien patrimonial partagé par les membres d'une communauté, au sens spirituel et moral du mot « bien » aussi bien qu'au sens matériel et pratique (ce dont on dispose ou ce qu'on possède).
  • Semble utilisé dans le discours de l'entreprise avec l'expression intérêt général.


Les Biens Commmuns[modifier]

Quelques liens.


Commmuns[modifier]


Biens de communauté villageoise[modifier]

  • Point de vue empirique à titre de membre d’une communauté villageoise multiséculaire possédant des biens communs importants. J’utilise l’acronyme de BCV afin d’indiquer qu’il s’agit d’un commun typique, qui englobe des ressources, des ayants-droit, un territoire, des règles maintenues en temps réel par tous et acceptées par tous.
    • Les BCV sont une institution originale dont l’objectif est de valoriser au mieux de chaque foyer membre les ressources d’un territoire ; au 15ème siècle, nous pouvons affirmer qu’il s’agissait de l’institution dominante de mise en valeur de l’ensemble des territoires mondiaux.
    • Les BCV sont des institutions qui fonctionnent au consensus, pas par délibérations démocratiques normatives, ni reconnaissance d’un chef qui décide de tout. Qui repose donc sur l’information de tous par tous à tout instant ; en somme, une institution biomimétique. L’institution dont la logique est le plus proche est le foyer : partout dans le monde, le foyer est l’unité membre du BCV, la cheminée qui fume, dit-on en France.
    • Les BCV qui fonctionnent « normalement » sont les institutions les plus productives de création de valeur que l’homme ait adoptées, de valeur indélocalisable.
    • Corollaire, la logique BCV n’est pas celle de l’association, ni celle de la coopérative, ni celle de la mutuelle, ni celle des associations syndicales, autorisées ou libres, de la loi de 1865, ni celle d’une collectivité locale administrative, ni celle d’une société commerciale ; elle est très éloignée de celle d’une communauté "bisounours"  ; elle se rapproche de celle des sociétés civiles, des communautés religieuses ou des ménages INSEE, mutatis mutandis. Afin de simplifier, je propose de qualifier les communs de ménages augmentés.
  • Biens des communautés villageoises - I - Pour une Institution Moderne, II- Histoire des Biens des Communautés Villageoises, III- Potentiel Français de Développement des Communs
  • Force de Défense des Droit et Biens des Communautés Villageoises et des Membres de Sections de Commune : Il comporte trois variables structurantes : les limites immobilières (la ressource), les limites du nombre d'appropriateurs*, la densité des relations symétriques entre appropriateurs : il s'agit d'une relation spécifique, au consensus, de type biomimétique, pas une relation démocratique. Il est plus facile de concevoir une institution de commun à partir d'une base immobilière ; exemple type : un commun de la connaissance supporté par les membres d'un sous-répartiteur de village ; parce que les trois variables structurantes du système sont très évidentes, faciles à maintenir et la relation au consensus mise à jour en temps réel. J'irais jusqu'à affirmer que les communs n'existent que dans la proximité géographique. J'ai des forts doutes sur les proximités thématiques ; en tout les cas, pas d'exemple connu.


La grille d'analyse d'OSTROM[modifier]

A partir d'une réalité locale de proximité… cela donnerait quoi comme ligne et colonne d'un tableau. Par ex : si autour d'une table, on décide que la place principale du village, du quartier, doit être pris en charge par habitants et usagers… On fait comment pour avancer ?

  • (1) la délimitation stricte de la ressource : notre grand place c'est l'endroit du marché du Samedi, sur le côté il y a le jeu de boules, au milieu la fontaine, au fond l'entrée du Tribunal local, et le 21 juin, on y fait la fête avec les attractions… Y a aussi qq bancs sous nos vieux arbres. Bon c'est pas toujours propre, les voitures y sont n'importe comment et parfois y a du bruit… mais c'est notre place… Enfin c'est vrai que la mairie a mis des pavés partout… mais aussi des poubelles collectives… Les handicapés n'ont même pas les signaux habituels au sol pour s'y repérer !
  • (2) la délimitation stricte des appropriateurs : actuellement c'est les services municipaux qui entretiennent tout cela, mais çà pourrait être mieux. Et si nous on veut s'en occuper, faudra-t-il mettre la commune dehors ou négocier et quoi avec elle ? Coopérer autour de la gestion, appropriation collective d'une Place En Commun… Si vous avez de bons exemples d'initiatives.
  • (3) la densité des relations symétriques entre appropriateurs : … en l'occurrence ce serait plutôt dissymétrique ?


Communs et Finances[modifier]

Les Communs en tant que Ressources… peuvent avoir besoin d'énergies mais aussi de finances… A Explorer :

  • La finance et à la monnaie comme un «commun» - Analyse approfondie de Jean-Michel Servet : Monnaie et finance peuvent devenir des communs, mais le renouvellement d’une ressource dans l’ordre monétaire et financier est différent de celui que l’on observe dans la nature.
  • Cf article sur Monnaies Locales
  • S'inspirer peut-être du propos (n'engageant que son auteur JM.Vittori) - Seule l'écologie peut sauver le capitalisme - à reprendre en écho pour conforter la dynamique des Communs (sous l'angle financier), en maintenant les enjeux, exigences et valeurs du Local / Proximité garant des dérives d'un capitalisme classique : Seul le capitalisme est assez puissant pour financer la transition écologique et énergétique. Seule l'écologie est assez ambitieuse pour donner un nouveau projet au capitalisme… Nous devrons donc créer de nouveaux canaux financiers, un autre partage des risques et des revenus.
  • Qui dit gouvernance (ci-dessous), dit aussi sans doute "contrôle financier" par la multitude / foule, ou par un référentiel, ou par un organisme ou une communauté "habilité"…

Quelle Gouvernance pour les Communs[modifier]

Pour Elinor Oström, les biens communs peuvent être efficacement gérés par des associations d’usagers. La solution ne résiderait pas dans une privatisation ou une gestion publique, mais plutôt dans des arrangements institutionnels entre les communautés concernées. Elle rapproche ainsi la notion de biens communs de la nécessité d’une gouvernance qui permette de les préserver et d’assurer leur renouvellement.


Commmuns de Proximité[modifier]

La précision proximité est important pour parler au Quidam.

  • Ex: l'espace public : l'ensemble des espaces de passage et de rassemblement qui sont à l'usage de tous. Ils appartiennent soit à l'État (domaine public), soit à aucune entité juridique et morale de droit ou, exceptionnellement, au domaine privé.
    • souvent géré par la collectivité locale n'est pas forcément ressenti comme un espace commun en partage, de la responsabilité des citoyens (usages, mobilité, dégradation, mépris des autres…). Faut-il en faire un Commun de Proximité avec une gouvernance ad hoc et laquelle ?
  • Ex : la gestion de l'eau et des rivières… du petit patrimoine… de certains équipements collectifs ?


Parler de réalités concrètes et vécues autour de Tables citoyennes[modifier]


A propos des micros-communs de proximité [modifier]

Ce qui semble partagé (à débattre)

  • Commun sans proximité… n'est guère un Commun
  • On ne mobilise pas sur les Communs, si pas de réponse à des questions "communes" comme :
    • Est-ce que Notre Commun, c'est n'importe quelle initiative qui se passe dans notre coin, ou faut-il des critères ?
    • Par ex, nous avons nettoyé la rivière qui traverse le village… C'est un Commun çà dès qu'on fait des choses à plusieurs pour l'environnement ?
    • C'est quoi un autre exemple de Commun, près de chez moi ?
    • Cela signifie quoi, l'Avenir de notre Commun ?
    • Cela change quoi au quotidien d'avoir un Commun près de chez moi (vie sociale, économique, mobilité, qualité environnement…) ?
    • Un Commun… faut y consacrer combien de temps ?
    • Qu’apporte la qualité de membre de notre commun ?
    • Que me rapporte la mise en valeur de notre commun ?
    • Si on s'occupe de notre Commun… faut-il le créer avec une assoc, un collectif et le droit là dedans, si on doit aller en justice par ex ? Peut-on gérer notre Commun par internet ?
    • Qui est propriétaire en définitive de notre commun ?
    • S'il y a des dépenses pour notre Commun… comment faire ?
    • S'il y a des produits provenant de notre Commun… comment les partager ?
    • Notre Commun pourrait-il aider nos vieux, ou faire se rencontrer les générations ?
    • La commune, mon entreprise, notre assoc de commerçants, d'artisans… sont-ils concernés par notre Commun ?
    • Avec notre Commun, est-ce que notre village, notre quartier, notre vallée… sera mieux connu… (notoriété) pour attirer les touristes, faire venir les entreprises, maintenir nos jeunes…
    • Si je ne suis plus d'accord pour m'occuper du Commun… comment puis-je sortir ?
    • Cela veut dire quoi : Gouvernance de notre Commun de proximité ?


5 points sur les Communs méritent éclairage[modifier]

  • 1- Exemples concrets d'un Commun.
  • 2- Type de communauté de proximité qui est en responsabilité : famille, groupe social thématique, habitants / usagers d'un lieu et concernés par une ressource spécifique…
  • 3- Modalités de gouvernance : consensus, délibératif démocratique, verticalité etc…
  • 4- Réalité des informations en circulation au sein du groupe concerné et pertinence d'internet.
  • 5- Force du concept ou notion, au vu des préoccupations, des valeurs, des capacités d'attention et de compréhension de notre époque… En gros cela parle-t-il au quidam ?


Vers une méthodologie pour les micros-communs de proximité[modifier]

  • 1/ Questionnaire à partir des points échangés avec compléments possibles par le lecteur.
  • 2/ Possibilité de réponse par une assertion brute, sans argumentation. Mais toute assertion peut être controversée de manière argumentée et bienveillante par chacun.
  • 3/ Réponse synthétique à adopter au consensus.
  • 4/ Veille à la cohérence des réponses adoptées.
  • 5/ Vers une morale locale pour un commun et faisceau de règles associées.
  • 6/ Explorer moyen de sortir du commun, sans porter préjudice aux autres membres.


Liens utiles[modifier]

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